
Lorsque nous voyons des bracelets MeuAmour en Capim Dourado pour la première fois, nous n'imaginons pas un seul instant qu'ils puissent être réalisés à la main, à partir d'une fibre naturelle dorée aussi rare que précieuse. D'une tige à la particularité unique, d'être aussi brillante que de l'or. Chaque pied de cette plante est une "chaussure" (ou rosace, comme disent les experts), qui pousse près du sol et mesure 3 ou 4 centimètres de large. Habituellement, cette « chaussure » est cachée par les nombreuses herbes qui l'entourent, et c'est cette rosace qui produit les tiges aux reflets dorés que l'on utilise pour la fabrication des bijoux.
À quelle espèce appartient le Capim Dourado ?
Le nom scientifique du Capim Dourado est Syngonanthus nitens. Nitens, en latin, signifie « qui brille ». Cette fibre végétale du Cerrado n'est pas tout à fait de l'herbe, au sens dans lequel nous pourrions imaginer de l'herbe qui pousse dans les prés. Le Capim Dourado est en fait un type de feuillage persistant. Par conséquent, il n'appartient pas à la même famille de plantes que les graminées, mais à une autre famille appelée Eriocaulácea.
Cette herbe dorée se distingue facilement des autres plantes par sa couleur brillante. Sa singularité est visible à l'œil nu.

Où se trouve le Capim Dourado ?
Cette fibre précieuse du Brésil pousse dans les champs de la Ceinture verte du Brésil. On en trouve la plus grande concentration à Jalapão, une région à l'est de l'État de Tocantins. La Syngonanthus nitens s'épanouit au fond des basses terres, là où le terrain est le moins sec, entre forêts et champs humides. Les forêts qui bordent les ruisseaux abritent généralement de grands Buritis et arbres majestueux, tandis qu'autour de ces bois, les champs restent humides en toute saison.
Ce type de terrain aux conditions très particulières est le seul adapté à cette plante unique, particulièrement sensible aux variations climatiques. C'est pourquoi il est pratiquement impossible d'en trouver ailleurs dans le monde.
Les origines de l'artisanat en Capim Dourado
L'artisanat en Capim Dourado était autrefois fabriqué et maîtrisé uniquement par les Indiens de la tribu Xerente, de l'État de Tocantins. Les différentes pièces qu'ils produisaient étaient utilisées à la maison ou troquées contre d'autres ressources. Ce n'est que vers 1930 que l'art du tissage de cette matière végétale aux reflets dorés a été transmis aux familles de la région, lorsqu'un groupe d'Indiens Xerentes s'est installé au Jalapão.

La récolte du Capim Dourado
Le Capim Dourado est récolté une seule fois par an, au mois de septembre, lorsque les tiges arrivent à maturité. Cultivé dans une réserve naturelle protégée, la récolte s'étale sur plusieurs jours et est uniquement réservée aux familles locales certifiées, agréées par l'État du Tocantins.

La récolte est autorisée uniquement après le 20 septembre.
En juillet et août, bien que les tiges soient grandes, elles ne portent que des fleurs immatures et des graines encore vertes. Les graines ne sont matures qu'à la mi-septembre et ne finissent par tomber qu'avec les premières pluies d'octobre.
Tout au long de l'année, la pousse du Capim Dourado est surveillée de près. Avant la récolte, il est indispensable de vérifier l'état des tiges : s'assurer qu'elles sont bien dorées et que les graines ont été produites.
Pour garantir la durabilité de la récolte, le gouvernement de Tocantins a instauré la loi Lei do Capim (Portaria Naturatins 362/2007), qui stipule que les tiges de Capim Dourado ne peuvent être récoltées qu'après le 20 septembre.

Au moment de la récolte, les graines sont matures mais toujours accrochées à la fleur. Si les fleurs ne sont pas cueillies, les graines ne tombent pas dans le champ. C'est pourquoi, pendant la récolte, il est essentiel de couper les fleurs et de libérer les graines sur place — où elles germeront et produiront de nouvelles plantes.
La loi Capim précise également que seuls les artisans enregistrés dans une association peuvent récolter le Capim Dourado. Les associations sont les garantes de la réserve. La loi interdit aussi la vente de tiges brutes en dehors de l'État de Tocantins avant qu'elles ne soient tissées, favorisant ainsi l'économie locale et préservant l'éclat naturel doré de ce savoir-faire ancestral.
C'est pour cette raison que MeuAmour Brasil s'engage durablement aux côtés des communautés artisanes du Jalapão, et souhaite faire rayonner ce patrimoine unique à travers le monde.
Muito Obrigada !
Isabella.
